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Ecole Notre Dame de Mongré

Pierre Teilhard de Chardin

Pierre Teilhard de Chardin a été scolarisé à Mongré de 1892 à 1897.

Né en 1881, il entre à Mongré en avril 1892, en classe de 5°. Très brillant élève, il se distingue de ses camarades par son esprit indépendant. Il quitte Mongré à l’issue de la classe de philosophie en 1896/97. Ses études à Mongré l’ont sans aucun doute marqué tant sur le plan intellectuel que spirituel.

En 1899 il entre au noviciat jésuite d'Aix-en-Provence, et est ordonné prêtre en 1911. Il rejoint en 1912 le Muséum d'histoire naturelle de Paris. Entre 1914 et 1919, mobilisé comme brancardier au front dans le 8e régiment de marche de tirailleurs marocains (Médaille militaire et Légion d'honneur), il élabore une esquisse de sa pensée via son journal .
En 1916, il publie son premier essai, La Vie Cosmique, et en 1919, Puissance spirituelle de la Matière, essais qui annoncent son œuvre plus tardive. De 1922 à 1926, il obtient trois certificats de licence ès sciences naturelles : géologie, botanique et zoologie, puis soutient sa thèse de doctorat sur les mammifères de l'éocène inférieur français et leurs gisements.
Il effectue un premier voyage en Chine en 1923 pour le Muséum d'histoire naturelle de Paris. Dans le désert des Ordos en Mongolie intérieure, Teilhard rédige sa Messe sur le Monde.

Au retour de Chine, enseignant à l'Institut catholique, il se voit démis de ses fonctions à la suite d'un texte portant sur le Péché originel qui cause ses premiers troubles avec le Vatican : l'ordre des Jésuites lui demande d'abandonner l'enseignement et de poursuivre ses recherches géologiques en Chine. Il y retourne en 1926 et joue, avec le paléoanthropologue allemand Franz Weidenreich, un rôle actif dans la découverte du sinanthrope et son étude scientifique. Jusqu'à son installation à New York en 1951, Teilhard de Chardin poursuit une carrière scientifique ponctuée de nombreux voyages d'études : Éthiopie (1928), États-Unis (1930), Inde (1935), Java (1936), Birmanie (1937), Pékin (1939 à 1946), Afrique du Sud (1951 & 1953). En 1946, le Père Teilhard est promu Officier de la Légion d'honneur au titre des Affaires étrangères en reconnaissance de son brillant travail en Chine. Il entre en 1950 à l'Académie des sciences.

Pierre Teilhard de Chardin meurt le 10 avril 1955, jour de Pâques, à New York. Un an plus tôt, au cours d'un dîner au consulat de France, il confiait à des amis : « j'aimerais mourir le jour de la Résurrection ».

Sa pensée en quelques lignes :
Selon Darwin, la sélection naturelle s'opère par élimination systématique à chaque génération des individus qui se reproduisent le moins vite par les individus qui se reproduisent le plus vite. Cet écrasement se fait de surcroît dans l'indifférence cruelle qui terrifiait déjà Darwin en son temps et lui avait fait perdre la foi. La cruauté de la nature était connue depuis la nuit des temps. En revanche, on l'avait rattachée au classique problème du mal.
Teilhard de Chardin la considère au contraire comme faisant partie du plan divin, ce qui constitue un total changement. Le monde qui en découle paraît cependant bien trop écarté des valeurs évangéliques et de l'idée de bonté divine pour être accepté tel quel. Il a toujours été bien plus commode d'attribuer le mal du monde aux œuvres de Satan et non à un plan voulu par Dieu lui-même. Il est ainsi le premier à ne pas voir d'opposition entre la foi catholique et la science.